Formation en droits humains pour la transformation sociale: un programme innovateur sur les droits économiques, sociaux et culturels

Shulamith Koenig

in: David Barnhizer, ed., Effective Strategies for Protecting Human Rights Prevention and Intervention, Trade and Education (Ashgate Publishing, forthcoming December 2001)

English version of this article

Je m’appelle Shulamith. En heubreux, "Shulamith" signifie: la femme de Jérusalem, la femme de la paix. La Jérusam biblique s’appelait "Yru’shalem", le peuple verra la grandeur, synonyme de paix – Shalom. Une femme de Jérusalem est appelée Shulamith.

Je parle de mon nom parce qu’il a une une signification profonde sur les engagements que j’ai pris pour promouvoir la formation aux droits humains au niveau de la communauté à l’échelle mondiale. Ayant vécu dans les faubours de Jaffa, mes parents étaient co-propriétaires d’une fondérie de métal avec une famille arabe. J’avais l’habitude de jouer avec leurs enfants, ce qui était anormal en ce temps et malheureusement il est toujour anormal de trouver des enfants juifs israéliens en train de jouer avec des enfants arabes israéliens. Avec cette expérience je ne me sentais pas à l’aise avec ce qu’on m’enseignait à l’école que les Juifs sont ´le Peuple Choisi´. «  Mais qu’en est-il de nos amis arabes ? » Ai-je demadé à mon père, qui est un érudit talmudic ? « Oui, » dit-il, «  tu es choisie pour la responsabilité sociale – pour le Tikum Olam. (réparation du monde) »

Dans les années cinquante, j’ai eu l’honneur d’accompagner un groupe de jeunes étudiants juifs à une rencontre avec Martin Buber. L’un d’eux, après avoir écouté l’homme sage, dit timidement : «  Professeur Buber, permettez-moi de vous poser une question stupide : quand y aura-t-il la paix dans le monde ? » Buber répondit en souriant : « Il n’y a pas de questions stupides, mon fils, mais seulement des réponses stupides. Permets-moi de t’en donner une : si un matin toutes les femmes et tous les hommes disaient ‘Bonjour !’ à la première personne qu’ ils rencontraient et le pensaient réellement, ce sera le premier matin de paix. »

UNE APPROCHE HOLISTIQUE A L’APPRENTISSAGE DES DROITS HUMAINS.

Ce sont ces histoires datant de plusieurs années qui éclairent ma vision du monde et les engagements que j’ai pris pour donner de l’énergie, organiser et faciliter une approche transformative au niveau de la communauté en utilisant des récits de combat et d’espoir comme instrument puissant d apprentissage, de reflection et d’ action pour devenir un agent de changement et atteindre la justice sociale, l’égalité et la participation entière - des femmes tout comme des hommes – dans le développemet humain économique et social.

Le récit biblique était très important pour notre éducation en Israel. Spécialement les ´quarante ans dans le désert´ où Moise et Aron, guidés par leur engagement au ‘kdushat Ha’chayim’ – la sainteté de la vie de tous les êtres humains – ont engagé des juges et établis des courts de justice qui, à travers les procédures judiciaires ont énoncé des lois égalitaires dans l’esprit des Dix Commandements et en rapport avec leur vie quotidienne. Malheureusement, ces lois considèrent surtout les hommes et ignorent la moitié de l’humanité. Cependant, c’est l’histoire de la construction d’une nation des droits et de justice dans le désert, un guide pour le peuple sur la façon de passer de l’esclavage à la liberté vec la responsabilité sociale. Ce récit est devenu la lumière qui me guide, illuminant un principe fondamental : la loi sans liberté est une tyrannie et la liberté sans loi est une anarchie et l’ équilibre entre la loi et la liberté est maintenu et alimenté par les droits de la personne humaine pour nous permettre de briser le cercle vicieux de l’ humiliation.

Au milieu des années 1980, je suis venue vivre aux Etats Unis après avoir été accusée de traitresse en Iraél pour avoir proposé la solution à deux Etats au conflit entre Arabes et Israéliens. J’ai alors formé People’ s Decade for Human Rights Education récemment rebaptisé People’s Movement for Human Rigts Education. J’ai pris cet engagement pour accomplir la promesse qu’ Israel avait faite au monde, mais qu’ elle avait tragiquement oubliée.

Je suis convaincue que l’apprentissage des droits humains comme mode de vie développe chez les individus une analyse systématique et renforce leur capacité à l’action et à réclamer une participation à part entière à la prise des décisions qui affectent leurs vies. Depuis 1998, PDHRE a introduit une approche transformative, holistique dans la formation aux droits humains dans plus de 60 pays au niveau de la communauté de base. Je suis fière de le d’affirmer que je fais partie de ce processus et que j’ai joué un role primordial pour amener les Nations Unies à déclarer la période 1995 – 2004 la décennie de l’éducation aux droits humains.

Etant convaincue que l’ignorance imposée est en soi une violation des droits humains, j’ai argumenté qu’un changement fondamental peut se réaliser si seulement chaque personne vivante connaît qu’il est propriétaire des droits humains – que tous doivent devenir des formateurs, des moniteurs et des implanteurs des droits humains de génération en génération.

VIVRE EN COMMUNAUTÉ EN DIGNITE AVEC LES AUTRES

Les deux dernières années, pour atteindre les objecifs que nous nous sommes fixés, PDHRE a initié une approche historique au développement : l’établissement des « Villes des droits humains ». Aujourd’hui, il existe sept villes qui ont rejoint cet effort. PDHRE est aussi en train de développer des institutions régionales de formation aux droits humains en Asie du sud, Asie Pacifique, Amérique latine, et en Afrique, guidé par la déclaration prophétique de Nelson Mandela : « Nous avons besoin de développer une nouvelle culture politique basée sur les droits de la personne humaine. » A travers des ateliers, des séminaires et le dialogue, nous comptons contribuer à une nouvelle vocation : la formation aux droits humains. Le but est de stimuler et de former les leaders des communautés et les éducateurs qui adhèrent à cet engagement d’influencer une nouvelle génération à assumer le leadership politique et d’être guidé par le cadre holistique des droits humains comme idéologie politique viable pour le 21e siècle.

Dans ce contexte, tous les droits humains seront la ligne de conduite et le cadre pour la responsabilité sociale – vivre dans la communauté en dignité avec les autres. Je dois ici souligner que je ne suis pas d’accord avec le courant, qui pour moi semble être une division artificielle entre deux catégories des droits humains: les droits individuels et les droits collectifs. Je pense fermément que cette catégorisation arbitraire est le résidu de la guerre froide, qui a contribué à cette déclaration de beucoup de leaders du Sud : «  Les droits humains sont là pour promouvoir les valeurs occidentales qui nous sont imposées ! » En effet, tous les êtres humains dans chaque culture sont des individus ; mais nous vivons tous dans des communautés d’une manière ou d’une autre. C’est ce fait de ‘vivre ensemble’ – la vie de chaque individu vivant au sein d’une communauté, que les droits humains définissent, cherchent à promouvoier et à protéger. Egalité, discrimination, violations et réalisation, tout arrive pour le meilleur et pour le pire dans la communauté – dans les relations entre lesgens et entre les groupes, horizontalement et verticallement.

Pour cette meme raison et pour s’assurer que ceux qui apprennent comprennent les droits humains comme un cadre holistique et un mode de vie, j’insiste en parlant des ‘droits humains à …’ au lieu de ‘droits à…’ Dans mon expérience, l’utilisation des expressions ‘droits humains’ au lieu de ‘droits’ informe l’apprenti que les droits humains sont des droits acquis à la naissance pour toute l’humanité, comme le dit le Professeur Upenda Baxi : Les droits humains sont les droits à être humain. Avec cette vision, nous accèptons les êtres humains - femmes, hommes, jeunes et enfants- comme des êtres à part entière, dotés des insruments de justice, i.e. les droits humains. En plus, parler des ‘Droits Humains’ au lieu des ‘droits’ permet à l’apprenti de comprendre l’indivisibilité, l’inaliénabilité et l’ interconnection des droits humains civils, culturels, économiques, politiques et sociaux. La compréhension que l’ apprenti gagne est invariablement suivie de palaidoyer et d’ action pour l’ égalité du genre et la justice socaile et économique - que ce soit avec les institutions de gouvernace ou leurs communautés ‘libre de toute peur et libre de tout besoin’.

 

UN SYSTEM DE VALEURSS UNIVERSEL PROTEGE PAR LA LOI

Les droits humains sont le fondément d’un système de valeurs universelles protégées par la loi. Dans ce contexte, il est important d’atttirer l’attention sur le fait que les deux instruments majeurs des droits humains sont appelés des ´Pactes’ ! Dans ma perception, ce sont des pactes avec la moralité, le plaidoyer pour un niveau de vie plus élevé au sein de la communauté, en toute dignité, avec confiance, ou si vous le souhaitez, avec amour incoditionnel.

Nous sommes tous conscients du fait que les droits humains reflètent les aspirations et les espoirs de l’humanité depuis son début. Il en est de même pour les prophéties et les enseignements de la plupart des religions. A part le fait que toutes les religions sont en essence patriarchales, ce qui est une vision que les droits humains essaient de changer pour les femmes et les groupes marginalisés - les autres ‘ indésirables’. On devrait alors comprendre que les droits humains ne nient pas la religion, mais simplement élargissent et enrichissent la religion en reconnaissant les femmes, les exclus et les autres marginalisés comme membres égaux de l’humanité.

Pendant les cinquante dernières années, la lutte des peuples pour la justice économique et sociale a engendré et donné de la vigueur au développement du droit humanitaire international. Ceci comprenait les femmes qui luttaient pour l’élimination de la discrimination. Elles insistaient sur le droit de participer à titre égal à la prise des décisions qui affectent leurs vies ; le plaidoyer pour changer les conditions dangereuses dans lesquelles les enfants grandissent ; la discrimination éhontée sans fin et le racisme à travers le monde ; et les actes criminels de torture. Ces plaidoyers ont été pris en compte en détail dans de nombreuses conventions des droits humains, chacune réflétant l’esprit de la Déclaration universelle des droits de l’homme et des deux pactes.

Les instruments des droits humains ne sont pastoujours parfaits. Ils ne sont pas souvent assez détaillés, mais ils sont parfaits dans leur appel à la justice – appel à un monde guidé par les droits humains. Même si à partir d’aujourd’hui on n’ajoutait aucune nouvelle convention ou résolution à cet excellent ensemble de droits hmanitaires comme codifiés à ce jour, et que l’on s’attelait à l’implantation des droits humains codifiés à ce jour – et qu’à dater d’ aujourd’ hui nous demandions aux gouvernements de remplir les engagements qu’ils ont pris et les obligations qu’ils ont acceptées sur la scène iternationale, nous nous approcherions du monde parfait.

Pour réaliser ce rêve,il est de notre responsabilité première d’agir pour amener les membres de la communauté à connaître les droits humains et à se mobiliser pour rapperler aux gouvernements et, si nécessaire, les couvrir de honte en leur demandant des comptes sur ces nombreux « Plans d’ Action » qu’ils avaient signés, les Conventions et Pactes qu’ ils avaient ratifiés, engagements à des obligations claires pour que les droits humains aient force de loi sur la terre.

Ce qui est tragique à mes yeux, c’est que les gens pour qui on a lutté pour que les droits humains soient codifiés, les gens dont le système des droits humains est censé aléger l’oppression, la pauvreté et la peine ne connaissent pas que ces droits humains existent ni ne comprenent le pouvoir et le sents des droits humains pour leur vie.

Dans l’espoir de changer cette triste situation malheureuse, nous nous sommes éngagés à développer un mouvement pour la formation aux droits humains. Dans l’essence, la formation aux droits humains se rapporte à l’espoir et à l’apprentissage de la justice. Il s’agit de transformer les systèmes dans lesquels les différences sont imposables en des systèmes dans lesquels les différences et la diversité apportent la joie et la richesse à nos vies. Mais le plus important, la formation aux droits humains est une formation politique qui amène les gens à prendre une part active dans leur propre développement économique et social.

 

LES DROITS HUMAINS A LA VIE DES GENS

La formation aux droits humains ne doit pas rester théorique, mais doit être liée à la vie quotidienne des gens. Les gens apprennent à conceptualiser les droits humains et à travailler pour leur réalisation à partir de leurs propres histoires. Ce n’est qu’ alaors qu’ils deviennent des agents de changement.

Dans nos ateliers, nous demandons aux gens de définier les droits humains et tout ce qu’ils disent est transcrit sur un large morceau de papier, que nous collons aux murs. Le résultat est amusant. Ils reinventent la Déclaration universelle des droits de l’homme. Leur facon de formuler les droits est souvent meileure et moins abstraite. A travers les jeux de rôle, ils découvrent une nouvelle vision des relations entre les hommes et les femmes et deviennent souvent embarrasés sur la façon dont ils participent directement ou indirectement au renforcement des systèmes en faveur des classes privilegiées contre les gens moins privilegiées. Quand nous travaillons avec les enfatns et leur parlons des droits humains à l’éducation, nous signalons d’abord que le fait d’avoir une école contribue à la réalisation deleurs droits humains – mais s’ils n’ont pas assez de livres ou si le toit de l’école suinte, c’est une violation de leurs droits humains qui doit être corrigée. Nous essayons toujours de discuter en prmier lie la réalisation des droits humains suivie de l’analyse des violations des droits humains. Nous sommes convaincus que cette façon d’enseigner contribue à changer les victimes en acteurs qui réclament leurs droits.

Dans nos ateliers de formation aux droits humains, nous essaons d’amener les participants à comprnedre les droits économiques, sociaux et culturels au même titre que les droits civils et politiques. Le fait que nous partagions avec les villageois que la nourriture, le logement, l’éducation, les soins de santé et l’opportunité d’emploi à des salaires adéquats sont des droits humains les fait bondir de joie. Presque instantanément, ils commencent à plannifier comment ils vont réclamer ces droits humains comme une conséquence nécessaire et intégrale du processus de développement. Les participants nous ont affirmé en des mots différents que la pauvreté est une violation des droits humains ; que les combattants de la liberté emprisonnés par leur gouvernement sont des prisonniers politiques, mais aussi que ceux qui vivent dans des conditions économiques dégradantes sont ausssi des prisoniers politiques, i.e. des ‘ prisoniers’ de la mauvaise gestion politique et économique et des décisions destructives.

 

ATELIERS DE FORMATION AUX DROITS HUMAINS ORGANISES PAR PDHRE

Permettez-moi de partager avec vous quelques expériences au sujet de la formation aux droits humains. Les impératifs de notre méthodologie sont tirés des enseignements du fameux théoricien de l’éducation Paulo Freire : La Pédagogie des opprimés. A partir de leurs propres expériences de l’oppression et de leurs luttes, les gens apprehndent les actions qu’ils doivent entreprendrre pour transformer leur vie et la vie de leur communauté.

 

  1. Costa Rica
  2. Au cours d’un atelier avec les femmes à Costa Rica, nous avons introduit le concept fondamental des droits humains pour protéger et promouvoir leurs droits humains en insistant sur la dignité dans les autres. Nous avons alors demandé aux femmes de partager avec le groupe une violation et une jouissance des droits humains qu’elles ont vécu dans leurs propres vies. Une femme agée de 53 ans nous raconté : « D’abord je voudrais parler d’une violation. J’avais été forcée de marrier un homme qui m’avait violée. » Vous êtes peut- être au courant du fait que, dans certains pays d’Amérique latine, si un homme accèpte de prendre en marriage une femme qu’il avait violée, il est exonéré. Elle continua : « J’ai 52 ans et je suis retournée à l’école pour terminer mes études. Je commmence maintenant à jouir de mes droits humains. » Dans ces deux phrases, elle a analysé sa vie dans le cadre des droits humains. Nous connaissions alors le droit et là, ce qu’elle dit avoir appris, c’est d’examiner sa vie avec une vision des droits humains et qu’elle va continuer à le faire pour le reste de sa vie et de l’enseigner à ses grands enfants.

    En introduisant une vision holistique des droits humains dna nos ateliers, nous discutons l’article 30 de la Déclaration universelle des droits humains, en affirmant en nos propres mots ce message important : acune violation d’un droit humain ne peut être utilisée pour justifier la violation d’autres droits humains. Nous demandons alors aux participants d’identifier les droits humains des autres qui peuvent entrer en conflit avec leurs propres droits humains. Quand les participants nous demandent : « Comment peut-on résoudre ces conflits ? » nous répondons « Tous les conflits doivent être résolus dans le cadre des droits humains. »

     

  3. Afrique du Sud
  4. A côté de Durban, en Afrique du Sud, nous avons invité dix familles de la communauté Zulu, dix hommes, dix femmes et leurs enfants adolescents pour nous aider à trouver la meilleure approche pour introduire les droits humains dans leurs communautés. D’abord, mon collègue et moi, - elle est une activiste locale formée par PDHRE – avons tenu au préalable une discussion sur la dignité et sur la façon dont la nouvelle démocratie est en train d’effectuer des changements dans leur vie. J’ai alors pris les dix hommes dehors dans un enclos à côté de la route et leur ai demandé de se tenir debout sur la route, faisant face dans leur « mémoire » au policier blanc qui avait l’habitude de venir au village. Je leur ai demandé de parler de la façon dont ils se sentaient et quelles étaient les violations des droits humains leur infligées par les blancs. Ensemble, nous avons identifié les violations des droits humains qui leur étaient infligées à cause de leur peau, avons procédé à transcrire une violation après l’autre sur un morceau de papier. « Maintenant,» leur ai-je dit, « que l’apartheid est fini, quels types de relations voulez-vous entretenir avec les blancs qui viennent dans vos rues ? » A ce point nous étions en train d’exprimer les espoirs en termes de réalisation des droits humains, en les transcrivant sur du papier l’un après l’autre.

    Nous sommes alors rentrés dans la salle où les femmes et les enfants apprenaient les droits humains en rapport avec leur vie quotidienne. Nous avons collé le papier au mur en sens inverse. J’ai demandé aux enfants d’aller avec ma collègue dans une autre salle pour discuter discuter comment les droits humains peuvent les aider à assurer et à enrichir la vie des enfants. J’ai demandé aux hommes de s’asseoir de l’autre côté de la salle et aux femmes de s’assoeir en face d’eux à travers la salle. J’ai alors demandé aux femmes de dire aux hommes les violations des droits humains dont elles sont victimes parce qu’elles sont des femmes et ai continué : « De quels droits humains espérez-jouir dans vos rapports avec les hommes ? » Pendant que les femmes parlaient, nous transcrivions un à un leurs espoirs sur du papier avec le récit de leurs luttes et de leurs espoirs dans le langage des droits humains. L’embarras des hommes devenait de plus en plus apparent. La souffrance des femmes était la même que celle des hommes. Les espoirs des femmes pour la réalisation de leurs aspirations étaient de façon frappante similaires à ceux des hommes. La découverte que les hommes ont faite quand nous leur avons demandé de montrer aux femmes ce qu’ils avaient écrit était évidente et drôle et s’était accompagnée d’un rire nerveux. S’ils le pouvaient, les hommes auraient pu devenir avec joie invisible. La beauté et la puissance de cette lecon est que nous n’avions rien dit d’autre aux hommes. Ils avient compris le nécessaire. C’était là sur le mur ! Nous avons alors demandé aux enfants de nous rejoindre et leur avons posé la même question au sujet de leur relation avec leurs parents. Les parents ont reconnu leurs propres voix dans les récits de leurs enfants, écoutant avec respect, égalité et partenariat dans la dignité. Il était devenu évident à tous les participants que le cercle vicieux de l’humiliation peut être brisé s’ils apprenaient les droits humains et formaient les autres réclamer l’égalité et l’élimination de la discrimination. Quelqu’un dit que les droits humains étaient ce qu’ils espéraient. D’autres ont parlé de la confiance et de l’esprit d’humanité envers les autres, femmes et hommes.

     

  5. SENEGAL

La pratique des mutulations génitales –FGM- est en fait une grosse violation des droits humains. Beaucoup de travail a été fait pour arrêter cette pratique, sans des résultats significatifs. TOSTAN – une organisation locale sénégalaise – travaille depuis de nombreuses années avec les femmes dans des villages à travers des modules séparées : la démocratie, l’alphabétisation, la santé, la participation, etc. Il n’y avait, cependant aucune percée réelle ni des discussions significatives pour mettre fin à la pratique des mutilations génitales. J’ai rencontré Molly Melching, la Directrice de TOSTAN en Allemagne à une conférence de l’UNESCO sur l’alphabétisation des adultes. En écoutant son histoire, j’ai suggéré d’étudier la possibilité d’introduire le cadre des droits humains dans tous les modules. Quelques jours après mon retour à mon bureau, nos chercheurs ont faxé au Sénégal les citations des obligations et engagements relatifs aux problèmes des femmes. Ces citations ont été introduites et discutées avec les hommes et les femmes dans le village de Malikunda. Très vite après, ils ont intégré les citations dans les modules, qu’ils avaient déjà apprises au fil des ans et ont déclaré la fin des mutilations génitales dans leur village en disant : « Si nos cultures violent les droits humains, nous voulons une culture des droits humains. »

La télévision française est venue interviewer les gens du village. Une petite fille courait devant les cameras. Sa mère l’a interpellée : « Sensen, Sensen, viens ! » « Que signifie Sensen ? » lui a demandé le cameraman. « Les droits humains !» lui a répliqué la mère avec fierté. « Pourquoi l’appelles-tu ‘droits humains’ ? » a encore demandé le cameraman. « Parce qu’elle est la première fille du village à ne pas avoir été circoncise, » lui répondit la mère.

Les hommes et les femmes avaient déclaré la fin des mutilations génitales devant la caméra en citant la traduction Wolof du langage des droits humains du matériel que nous leur avions envoyé. Le Wolof, leur langue locale, avait renforcé leur capacité. La fierté accompagne leur reconnaissance, que la communauté internationale ait aussi reconnu ce qu’ils croient être décent et correct. Ce sont des normes et des standards qu’ils ont maintenant accéptés comme les leurs. Les mêmes femmes dans le village de Malikunda sont venues quelques semaines plus tard réclamer à leurs maris des lopins de terre pour cultiver des légumes. Elles ont dit à leurs maris : « La terre est un droit humain,» et elles ont obtenu la terre. Ceci est le résultat de l’intériorisation des droits humains comme appartenant à tous, ce qui donne un terrain sur pour les négotiations et la seule basede nos relations les uns avec les autres.

Dans ces deux cas, il était évident que les hommes ont compris entièrement que pour protéger leurs propres droits humains ils doivent protéger les droits humains des femmes. Je voudrais raconter la réaction et l’ action que les gens ont menées après avoir appris qu’eux et les autres sont des propriétaires des droits humains comme pouvoir de changement vers un monde des droits humains.

 

LES VILLES DES DROITS HUMAINS

Les villes des droits humains, que nous avons initiées, sont développées par nous et par nos collègues à travers le monde Le but est d’utiliser ces expériences pour créer et assurer un effet multiplicateur dans des communautés plus larges, i.e les villes des droits humains et les institutions régionales de formation à l’éducation aux droits humains. A ce jour, sept villes jouent le rôle de pioniers à travers l’éducation des masses en droits de la personne humaine. Ces villes sont : Rosario, Argentine (Pop. 1.000.000 ; le programme est dans sa troisième année) ; Nagir, Inde (Pop. 2.800.000 ; le programme est dans sa deuxième année ; la ville s’est proclamée elle-même ville des droits humains) ; Thies, Sénégal (Pop. 300,000, y compris dix villages des droits humains ; le programme est en sa deuxième année); Kati, Mali (Pop. 50.000 ; le programme a été inauguré le 10 décembre 2000) ; Dinajpur, Bangladesh (Pop. 100.000 ; à inaugurer dans les prochains mois) ; Graz, Autriche ( dont le Conseil a récemment voté de déclarer la ville une ville des droits humains, la première en Europe) ; et bientôt une autre ville va être choisie, une ville indigène des droits humains aux philipines. L’institution régionale africaine a été établie à Bamako, Mali, en novembre 2000. L’institution sous régionale asiatique sera inaugurée en aout 2001, à Mumbai, Inde. On est en train d’établir des plans pour établlir l’institution régionale de l’Amérique latine à Rosario, Argentine et l’institution régionale de l’Asie Pacifique à Manille aux Philipines vers la fin 2001. Au début, les institutions vont entreprendre des recherches intensives et développer un curriculum avec leur future faculté et traduire les matériels nécessaires en langues locales et les adpter aux problèmes régionaux. Après, les institutions organiseront des séminaires de six semaines comprenant : une formation approfondie des formateurs ; le développement de la méthodologie et des stratégies ; le renforcement des capacités pour l’implantation des programmes de formation en droits de la personne pour la transformation économque et sociale.

Les candidats vont participer à une étude intensive des droits humains, d’économie politique, de sociologie et du développement communautaire. Les conditions d’éligibilité comprendront un engagement ferme à développer un programme de formation aux droits humains dans leur pays respectif et de collaborer pour atteindre une audience plus large, de tisser une nouvelle culture politique basée sur les droits humains.

Dans une ville des droits humains, le processus est mis en place pour que les citoyens examinent les lois, politiques, resources de développement et relations dans leurs villes horizontalement et verticalement. Argentine, Sénégal, Mali, Bengladesh, Inde et Autriche, où les villes des droits humains sont en train d’être développées, tous ces pays ont tous ratifié la plupart des Pactes et conventions avec très peu de réservations. Mais la plupart des gens dans ces pays n’ont pas la moindre l’idée des obligations que les gouvernements ont acceptées en ratifiant ces traités des droits humains et comment, si mis en place, ils peuvent faire la différence dans leur vie, dans la vie de leurs communautés et dans la vie des générations futures. Ainsi, dans chacune de ces villes, les citoyens apprennent et examinent les lois et les politiques, les suivent continuellement de près et entreprennent des actions pour s’assurer que le système judiciaire s’accorde avec le cadre des droits humains. Comme partie de ce processus, un centre de documentation a été créé pour visualiser sur une carte les droits humains réalisés et les violations des droits humains dans la ville, ce qui éclaire leur action et qui les pousse à réclamer des changements des lois et des politiques et à développer des budgets alternatifs pour la ville. Dans chaque ville, on peut trouver des groupes qui peuvent lutter pour améliorer les services des soins de santé ou le système d’éducation, d’eau potable, etc. Le budget alternatif vient remplacer les activités compartimentalisées de l’un ou l’autre groupe. Il consolide et unifie les actions à travers lelobbying pour un budget qui réalise les besoins des droits humains de tous les citoyens.

Nous croyons que ceci est la meilleure forme de participation pour contribuer à la compréhension par les gens des raisons pour lesquelles les droits humains économiques, sociaux et cultlurels ne peuvent se réaliser que progressivement. Ce processus rend les gens des partenaires responsables dans le développement de leur ville et dans l’allocation des fonds à long et à court terme. En dernier et non le moindre est la création des « relations ». Le tissage de ces relations se manifeste dans le changement des attitudes envers la liberté de religion, le comportement de la police dans la communauté et une plus grande acceptation des groupes marginalisés, pour n’en mentionner que quelques-uns. Les groupes aussi bien que les individus et les autres différents acteurs travaillent ensemble pour créer une atmosphère de communication – surmonter les peurs, les xénophobies et les homophobies.

Au cours d’une visite à Rosariao, j’ai rencontré le chef de l’Académie de police où les policiers et policières participaient à un atelier de formation intensive sur les droits humains. Ils apprennent les droits humains aussi bien que les devoirs de la police. Avec beaucoup de satisfaction sur les résultats évidents de changement des attitudes envers la police et celle de la police, il a déclaré : « Ces ateliers m’ont convaincu qu’il n’existe d’autres options que celle des droits humains. » Plus tard au courant de l’ année, j’ai partagé cette déclaration avec le Gouverneur de Thies, Sénégal. Il m’a à son tour déclaré : « J’afficherai cette déclaration dans mon bureau et partout dans la ville. » On peut trouver les activités et les actions menées dans chacune des villes des droits humains sur notre site internet : http://www.pdhre.org

Il y a beaucoup plus d’expériences à partager sur la promotion de la cause de la formation aux droits humains comme un impératif pour les femmes et les hommes pour assurer une durabilité aux droits humains, un développement économique et une justice sociale. Cependant, si l’apprentissage des droits humains n’aboutit pas à une analyse systématique et à des actions viables, l’on nous reconnaîtra, nous les éducateurs, comme des gens qui veulent apporter un message significatif et non comme des gens qui sont en train de faire la différence dans un monde réél.

Pour faire cette différence à travers la formation aux droits humains dans des situations d’après guerre froide où les violations tragiques se comettent dans le pays, toute négotiation doit inclure une déclaration sans équivoque sur la dignité des deux partis et la déclaration doit être utilisée pour établir les lignes de conduite pour résoudre les différences futures avant de s’embraser en de nouveaux conflits armés. Les guerres sont une partie terrible de l’expérience humaine. C’est notre espoir qu’en partageant activement et proactivement cette vision des droits humains, telle que réflétée dans les lois internationales, nous pouvons faire le premier pas pour résoudre différemment les conflits

 

CONCLUSION

Pour résumer ce que la formation aux droits humains pour la transformation sociale représente, je vais reaffirmer que c’est une éducation politique qui contient en elle une mission spirituelle. C’est reconnaître que la cause première de toutes les violations des droits humains dans toutes les sociétés est l’absence d’égalité entre les hommes et les femmes et de la non-discrimination. Ceci peut paraître simpliste ; ce dont je suis fière d’etre, quand j’affirme que les femmes comme les hommes, nés et vivant dans un système à prédominance patriarchal, prennent pour guaranti que c’est « normal » et « humain » pour certaines personnes d’ être plus privilégiées que les autres, et pour certains de jouir du pouvoir et de refuser l’égalité à d’autres. En bref, ils accèptent l’injustice comme justice. Pis est, les gens sont prêtes à échanger l’égalité contre la survie. Apprendre les droits humains comme une façon holistique de vivre avec les autres dans une condition d’égalité et sans discrimination est le premier pas vers le changement d’un système qui en soi plaide pour discrimination et conduit à l’oppression et à des violations flagrantes des drois humains.

Je voudrais terminer cette longue discussion en présentant mes arguments sur les impératifs de l’apprentissage des droits humains ; je voudrais partager avec vous deux expériences : l’une avec 300 enfants à Rosario, Argentine, et la seconde dans un village Tamil, Nadu, Inde.

A Rosario, au début j’ai demandé à un garçon et à une fille d’ être des « voitures sur la route.» J’ai demandé à un autre garçon et une autre fille de faire les « piétons à la croisée des chemins.» Je leur ai dit : « Quand je dis ‘Partez !’, vous avancez tous. » J’ai alors crié : « Partez ! » Ils se sont lancés promptément et se sont heurté les uns aux autres, et sont tombés alors que les autres enfants applaudissaient et riaient. « Qu’est-ce qui s’est passé ? » ai-je demandé. « Vous ne nous avez pas dit de faire attention à l’éclairage verte ou rouge. » « Et quel en est le résultat ? » ai-je continué. « Ils ont tous été blessés ou peut- être tués, » ont-ils répondu. « Le résultat aurait-il été différent si le chauffeur était un garçon ou une fille – ou si les piétons étaient des femmes ou des hommes ? » « NON ! NON ! » ont-ils crié à l’unisson. « Pourquoi avons-nous besoin des règlements de roulage ? » « Parce que nous avons besoin de connaître quand nous pouvons traverser la route ou quand nous devons nous arrêter… pour que nous ne soyons pas blessés, » a répondu une des filles. « C’est pourquoi nous avons besoins des lois,» ai-je conclu. « Ces lois sont appelées les droits humains qui nous permettent de nous déplacer d’une place à une autre sans nous blesser ni faire du mal aux autres. »

Je leur ai alors demandé s’ils voulaient essayer de me dire les droits humains dont nous avons besoin après qu’un tel accident ait eu lieu et pour que d’autres enfants ne soient pas blessés. J’ai eu des réponses drôles. En voici quelques-unes : « Nous avons besoin des hopitaux pour soigner les blessés. » « Une maison pour nous reposer quand nous sommes fatigués ou quand il commence à pleuvoir. » « Des médicaments et de la nourriture pour être bien portants. » « Nos parents ont besoin de travailler pour qu’ils puissent se construire une maison et acheter de la nourriture. » « Nous avons besoin de l’éducation pour que nous soyons capables de lire les signalisations routières. » « Cela ne fait pas un problème que vous soyez un garçon ou une fille. Nous sommes tous égaux. » etc. etc. Ils ont sommairement énuméré leurs souhaits pour parcourir le monde sans être blessés. Ils ont créé un cadre holistique des droits humains et une compréhension de la nécessité des lois des droits humains qui protègent leurs vies et leur permettent de se déplacer comme des égaux.

Dans un village à côté de Chennai (anciennement appelé Madras) un groupe de cinquante femmes et hommes m’ont accueillie avec des fleurs dans une salle plus petite que votre bureau. Je n’ai pas beucoup parlé et les ai amenés à me raconter ce qu’ils savent des droits humains, le système de caste en Inde et sur leurs espoirs pour la transformation sociale et économique. Le problème qui a emergé le plus a été le manque d’une bonne éducation dans le village, ce qui est si nécessaire, comme ils l’ont déclaré, pour surmonter le cercle vicieux de l’humiliation dans lequel le peuple Dalit est empêtré. Ils ont parlé des efforts du gouvernement et de l’état à travers l’acte de « discrimination positive » adopté pour répondre aux besoins en éducation du peuple Dalit. Ils sentaient, cependant qu’on ne les avait pas consultés et que la procédure était mauvaise.

Dans un clin d’œil, j’ai compris la situation et ai demandé : « Combien de gens y-a-t-il dans le village ? » Ils me repondirent : « Mille. » Je leur ai alors demandé s’il était possible à chaque individu dans le village, jeune ou vieux, de contribuer juste un rupee par jour en vue d’améliorer les infrastructures scolaires et d’engager des meilleurs enseignants. La réponse fut unanime « OUI ! » Nous avons fait vite le calcul et nous nous sommes rendus compte qu’en une année ils pouvaient épargner 360.000 rupee ! « Est-ce que ce montant peut aider ? » J’ai alors suggéré : « Vous pouvez demander au gouvernement local de co-financer l’effort. » Nous étions dans la salle avec mon hôte, un juriste Dalit, qui s’est alors présenté et a offert son aide dans cet effort. Avant de quitter, nous avons chanté ensemble : « Nous voulons nos droits humains ! Nous voulons l’éducation pour nos enfants. »

Le lendemain matin une délégation de ce village s’est présentée sans s’annoncer au bureau de mon ami à Chennai, lui demandant d’enregistrer une association du village pour commencer cette action. Et mieux est, ils lui ont annoncé qu’ils allaient contacter cinquante autres villages Dalit dans leur zone et leur demander de faire de même et de contribuer un rupee par jour pour les besoins des droits humains dans leurs villages, et si possible de collaborrer à la création d’une meilleure éducation et de meileurs soins de santé dans tous ces villages.

Je dois souligner que nous avons organisé plus tard une rencontre d’une heure dans le village et nous avions parlé du système patriarchal et de la double discrimination dont souffre la femme Dalit au sein de leurs propres communautés. Nous examiner la manière de travailler ensemble pour surmonter la discrimination à l’égard des femmes, ce qui allait contribuer aux efforts des hommes Dalit à la jouissance de leurs propres droits humains en réalisant les droits humains pour le village. Ceci a été très bien accepté avec des commentaires très intéressants sur l’égalité, la difficulté d’ être un homme Dalit, et les problèmes des ‘différences’ entre les femmes et les hommes en général. »

J’espère que je suis parvenue à présenter avec succès les arguments en faveur de l’importance de la formation en droits humains pour la transformationsociale et économique. Si ceux qui ont lu activement ce chapitre se joignent aux activités de ce mouvement, je crois fermément que nous pouvons faire la différence et nous pouvons jouer un rôle essentiel dans le changement du monde. C’est en fait une violation des droits humains de grande envergure que les femmes, les hommes, les jeunes et les enfants à travers le monde ne connaissent pas le sens qu’ont les droits humains dans leurs vies.

Je reconnais qu’en tant qu’experts et activistes des droits humians et des droits humanitaires nous sommes forcés par les situations d’essayer d’éradiquer les symptômes de la violence, de la haine et de la pauvreté. En effet, les violations des droits humains doivent stopper aujourd’hui ! Cependant, en travaillant sur les symptômes nous créons la solidarité humaine ; mais, en ajoutant à notre travail un examen et une analyse des causes, nous augmentons la chance de créer le changement social. Les gens doivent faire cet examen et cette analyse pour qu’ils puissent passer des victimes des droits humains à des acteurs réclamant leurs droits humains. Après tout, c’est pour le peuple que les droits humains ont été codifiés. Dans ce travail nous devons amener la compréhension des droits économiques, sociaux et culturels au même pied d’égalité que les droits politiques et civils. C’est important de le répéter : il est grand temps que nous nous mettions d’accord que les gens qui vivent dans la pauvreté sont des prisonniers politiques, et que les enfants qui sont affamés sont sur la ligne de la mort.

J’en appelle aux experts des droits humains, aux érudits académiciens des droits humains et aux juristes des droits humains : pendant que vous continuez à faire votre travail, qui est extrémement important, faites un engagement à consacrer quelques semaines par an à vivre dans les villages du Sud et de faciliter l’apprentissage des droits humains dans les communautés qui en ont le plus besoin. Les droits humains sont les rives de la rivière entre lesquelles la vie peut couler en toute liberté et dignité. Un sage juif a déclaré un jour : « Les besoins matériels de mes voisins sont mes besoins spirituels. »

 

Shulamith Koening, est la Directrice Exécutive de PDHRE

Note:

© Shulamith Koenig et Ashgate Publishing Company, 2001.


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